Vous avez été nombreux-ses à venir assister à nos événements “Harassment, no More!” évènement organisé tout le mois de mars. Harassment No More c’est quoi? C’est un projet sensibilisant et dénonçant le harcèlement sexuel à l’Université.
Merci pour votre présence ! On vous propose de revenir sur ces événements et d’anticiper ceux à venir avec une petite chronique.

 

L’exposition Harassment no more

 

 

L’exposition d’Harassment No More est disponible virtuellement ici .

l’exposition a bien plu.,Il faisait bon voir une exposition dénonçant le harcèlement sexuel sur le campus. Le harcèlement sexuel n’est plus seulement un fait vague, flou, lointain, dénoncé sur les réseaux sociaux à coups de #metoo et #balancetonporc. On peut le voir là, tous les jours, en allant manger au pôle étudiant, dans les témoignages de Payetafac, dans les dessins de Méryle, de Christelle ou encore de Marine Spaak.

Les témoignages frappent la rétine. Certain-es personnes vont jusqu’à en rire. Beaucoup s’en émeuvent. Se questionnent. “Comment est-ce qu’un prof a pu dire ça ?” Je me le demande aussi.

 

Les tableaux de Célia sont une respiration. Le regard suit les écorchures du papier, traverse les nuances bleues, rouges, jaunes. L’oeil percute les déchirures des toiles, s’arrête sur la texture, puis revient sur la couleur, là, ce bleu vers le noir, un bleu nuit. Un bleu qui ravive, quand le rouge noie.  Le jaune crie la douleur et hurle : résistance !

Par ailleurs, le vernissage d’Harassment no more, sur tous nos événements, est celui qui a accueilli le plus de monde. Le sketch de la tasse de thé joué dans plusieurs facs par nos ami-es de Chahut et de Bonny Read a été une réussite! On se dit qu’il faudra en refaire, régulièrement, des pièces comme celle-là. Que parler d’harcèlement sexuel avec humour, c’est un exploit, et que par là-même c’est indispensable.

Ensuite, le 1er décembre , il a fallu démonter l’exposition. On décroche les cadres, on les trie : ceux de l’association, ceux du Pôle étudiant, ceux de Célia. La désinstallation prend moins de temps que l’installation : en vingt minutes, c’est fini!

 

Tables rondes et conférences Harassment no more

Par la suite, l’équipe de Féministes Plurielles se revoit, le 16 novembre, dans le Pôle étudiant. Assis-es à plusieurs tables tournées vers les étudiant-es qui mangent, on attend que certain-es veuillent bien discuter avec nous, de 11h à 15h!

 

Malheureusement, peu de gens sont venu-es nous parler et nous étions fatigué-es, mais nous avons attendu. Nous étions là. Et c’est ce qui importe, c’est ce qu’il faut retenir, de toutes ces actions que nous menons, même les plus infimes, même celles qui ne se déroulent pas comme prévu, celles qui demandent trop de temps, trop d’énergie. Il faut se montrer, persévérer! Nous sommes là, nous nous exprimons, nous occupons un espace sexiste et hétéronormé, nous sommes là pour rappeler que rien ne va de soi et que nos droits sont facilement foulés aux pieds. Il faut donc nous défendre. Sensibiliser, dénoncer, agir.

 

D’où la conférence qui-se-voulait-une-table-ronde du 25 novembre. Journée pour l’élimination des violences faites aux femmes. Une journée d’actions et de discussions, passée à Pol’n pour les membres de Féministes Plurielles occupé-es à préparer la conférence :  tables, chaises, sono, guirlandes de vulves, mur de témoignages, accueil de la conférencière Alice Etourneau Llorca, accueil du public.  

 

Les personnes présentes prennent connaissances des stands. Le stand de Féministes Plurielles, et aussi le stand des Dévoreuses, Bibliothèque féministe de la Trousse à Outils. Les gens s’assoient et attendent le début de la conférence sur un air de Moby. La pièce de la tasse de thé introduit le thème de l’après-midi.

 

Pour finir, la conférence, qui a rappelé les causes du harcèlement sexuel, s’est enchaînée très spontanément avec une discussion en cercle des personnes présentes. Il n’est pas question de revenir sur les stéréotypes de genre, déjà longtemps abordés. On insistera sur l’intersection du sexisme avec d’autres oppressions dans le harcèlement sexuel, à l’Université et ailleurs. Et que peut on faire pour lutter contre le harcèlement sexuel? Déjà en parler et écouter la parole, sans suspicion.

 

La discussion n’est pas close. Et ne le sera pas tant qu’il sera encore nécessaire de mener des actions comme Harassment no more

Alors rendez-vous en janvier pour continuer à dénoncer le harcèlement sexuel, à l’Université et ailleurs.

Féministes Plurielles a toujours besoin de bénévoles, n’hésitez pas à venir militer, découvrir, échanger…!

Chronique par Enaka.