Dulcie September était une enseignante et militante anti apartheid sud africaine née en 1935. Elle commence jeune son combat militant anti apartheid et doit finir ses études supérieures en prison. Son militantisme a plusieurs fois été condamné, ce qui l’a contrainte à quitter le pays en 1963, pour s’installer en Grande Bretagne. Devenue militante à temps plein, en 1984, elle devient directrice de l’ANC (Congrès National Africain) à Paris, après l’élection de François Mitterrand, qui permet de ne plus considérer ce parti comme terroriste.

Elle est assassinée en 1988, alors qu’elle enquêtait sur un trafic d’armes et de matériel nucléraire entre la France et l’Afrique du Sud. Se savant menacée, elle n’obtient pas la protection de la France, malgré ses demandes. On a soupçonné un temps un membre du mercenaire Bod Denard, mais les charges ont été abandonnées en 1992. Son meurtrier n’a jamais été retrouvé.

En 2017, Hennie Van Vuuren évoque des liens obscurs entre le régime de l’apartheid et les services secrets français, que le militantisme anti armes de Dulcie September pouvait gêner.

Bien que sa mémoire soit peu commémorée en Afrique du Sud, on compte une vingtaine de communes en France qui ont nommé une rue Dulcie September. A Paris un place entière lui est consacrée et surtout, six établissements scolaires et plusieurs espaces culturels portent son nom. Un élément essentiel pour commémorer le souvenir d’une institutrice!
Dulcie September est une afro féministe encore mal connue. On vous propose de découvrir le livre de Jacqueline Dérens à ce sujet!

Nantes a donné son nom à une petite place dans le centre ville, et l’école des Beaux Arts a appelé sa galerie Dulcie:

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